Académie autonome d'aikido Kobayashi Hirokazu

 
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Le blog de 3aKH

Les arts martiaux japonais et l’esprit français

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Conférence à Misasa (Japon)

Je souhaite remercier les personnalités qui ont permis que cette rencontre ait lieu (énumération éventuelle des noms ou des titres des hommes politiques, des représentants de l’autorité, mairie, département etc.) Permettez-moi aussi de remercier Monsieur Takata de me donner ainsi la parole et de vous remercier pour votre présence et votre écoute.
Je veux brièvement dire quels sont les liens qui font que je me trouve aujourd’hui devant vous. Mon maitre d’aikido Kobayashi Hirokazu, disciple de Ueshiba Morihei, fondateur de l’aikido moderne, vivait généralement à Takarazuka. Il était né à Osaka. Mais il avait à Togo une maison qu’il affectionnait particulièrement et il y venait chaque fois que son travail lui laissait ce loisir. J’y suis personnellement venu très souvent avec lui, et mes premiers pas dans le Tottoriken remontent à 1980 où j’ai commencé avec Sensei qui était un adepte passionné des honsen à fréquenter les nombreux établissements de votre région, et en particulier ceux de Misasa.
J’ai eu ensuite le privilège de rencontrer feu Tanaka Shingai, grand maître de calligraphie et artiste internationalement reconnu. Il était né à Tottori. Ainsi mes liens avec votre région se sont encore renforcés. C’est Maître Tanaka qui m’a présenté à Monsieur Takata, lui exprimant mon désir de venir dans cette région où mon maître avait été heureux, en souvenir de lui. Je conclurai donc ce préliminaire en adressant une pensée pleine de gratitude pour cet homme, Tanaka Shingai, que j’ai eu l’immense honneur d’avoir pour ami. On ne dira jamais assez l’importance de son œuvre de diffusion de la culture japonaise dans le monde, en particulier en France où il résidait une partie de l’année. A Lyon, son autre ville, tout le monde culturel se souvient de lui avec une grande émotion.
Je conclurai aussi en vous remerciant vous, habitants de cette région, où, ces deux maîtres et moi-même avons pu partager tant de joie.
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La pratique des armes en aïkido #2

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(Suite et fin de l'article sur "La pratique des armes en aïkido" dont la 1ère partie est parue dans notre précédent numéro)

Comme je l'ai déjà longuement expliqué dans d'autres écrits, c'est l'attaque qui définit la structure de base de cet espace et qui initie sa réalité physique et conscientielle, et c'est l'action de shite qui la limite. L'on voit que la pratique des armes introduit une triple dimension, ce qui n'est pas sans valeur symbolique. Lors d'un stage à Fribourg en Suisse, un dimanche aprèsmidi, Kobayashi Sensei a répété de nombreuses fois en montrant les trois tsuki de base : « dans trois, il y a trois et dans trois, il y a encore trois ». Je faisais uke et je traduisais, et je soupçonne certains d'avoir douté de ma traduction pourtant, il insistait simplement sur cet aspect. Trois tsuki sont fondés sur trois actions qui impliquent trois profondeurs différentes.
Chaque tsuki est basé sur trois coups qui impliquent eux aussi trois profondeurs. Ce qui signifie que dans le premier trois, les trois tsuki, il y a encore trois, les trois profondeurs, mais cela est conditionné par la forme.

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La pratique des armes en aïkido #1

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Je vais d'abord citer la question à laquelle je dois répondre pour pouvoir sérier mon sujet car je ne peux en assumer qu'une partie.

Horst : « Cette fois-ci, si tu en es d'accord, je te proposerais comme sujet pour ton point de vue un thème que tu as certes déjà abordé "en passant", mais sur lequel nos lecteurs et moi-même nous interrogeons encore et toujours : la pratique des armes en aïkido. Parmi les questions que nous nous posons : la pratique des armes est-elle intrinsèque à celle de l'aïkido, ou le taijutsu se suffit-il ? Qu'apporte vraiment cette pratique ?
Ne vaudrait-il pas mieux pas de pratique des armes du tout plutôt que les lamentables mascarades – plus ou moins inévitables, vu le peu de temps qui leur est consacré et le niveau de la majorité des enseignants – que l'ont voit le plus souvent sous ce nom ?
Le rapport entre aikiken et aikijo et les écoles traditionnelles (koryu) de kenjutsu/kendo (kashima shin, kashima shinto, Yagyu, etc.) et jodo (Shindo muso etc.) ?
Les armes, pourquoi seulement ken, jo et tanto alors que O Sensei en a pratiqué d'autres (bo -- cf. Hikitsushi Michio, juken, etc.) »

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Télévision ligérienne

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Il y a quelques temps, la télévision ligérienne TL7 a interviewé André Cognard, ainsi que des élèves à l'aikidojo Kobayashi Hirokazu de Bourg Argental au cours d'une Ecole de Formation à l'Enseignement (EFE).

 

Cette vidéo est accessible sur Youtube...

 

Aikido et religion #2

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Article paru dans AikidoJournal n°21

(Suite et fin de l'article sur "Aikido et religion" dont la 1ère partie est parue dans notre précédent numéro)

Pour continuer notre réflexion sur cette question fondamentale de l'identité et de l'altérité qui est au coeur de la problématique martiale, ajoutons à ces deux citations deux autres. Tout d'abord Lao Tseu dans le tao te king « L'être et le non être se donnent naissance l'un à l'autre »

PUIS ZHUANGZI :
« Le je est aussi l'autre, l'autre est aussi le je, en ce que l'un comme l'autre sont également affirmation et négation. Alors, le je et l'autre existent-ils donc réellement ? Que le je et l'autre ne soient pas en opposition dit le pivot du Tao. »
Que seme trouve dans la relation avec shite la réponse à ce questionnement identitaire, il est indispensable que shite ait atteint un degré de conscience de soi dont on peut vérifier la réalité à la manière qu'il a d'agir sans penser et de rendre son corps imperceptible à seme et aussi à d'éventuels spectateurs à certains moments de l'action. Cela signifie qu'il n'a pas besoin de se représenter dans sa propre conscience psychique et qu'il n'a pas non plus besoin de son corps pour le représenter. Il a accès à l'être en soi, son identité est enracinée dans une conscience ontologique qui persiste et se perçoit elle-même quels que soient les apports qui proviennent de toute altérité. Les relations dans lesquelles elle est impliquée la modifient sans qu'elle devienne autre que soi.

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